29.10.07

Les Québécois et leur langue...

En regardant le gala de l'ADISQ hier, je me suis demandé si, quand un Québécois s'exprime artistiquement, pour des raisons qui lui appartiennent, dans une langue autre que le français, il demeure bien un Québécois. Parce que l'ADISQ ne permet pas que des albums dans une langue autre que le français ne soit reconnu dans ses catégories générales. Elle confine en effet ces anomalies à des catégories obscures, dont elle remet les prix en catimini lors d'une soirée intime qui ne sera pas diffusée à la télé. On aime ça ton disque en anglais Grégory, mais dit le à personne, O.K.?

Si une personne qui vit au Québec, crée ses oeuvres au Québec, les enregistre ici, les publie ici, les vend ici, est-ce que c'en en fait pas un disque québécois, indépendamment de la langue qu'on y entend? Est-ce que l'ADISQ récompense les meilleurs albums québécois ou les meilleurs albums en français? Parce que si ce n'est que le français qu'elle considère, elle ne devrait pas se targuer de reconnaître les meilleurs artistiques québécois mais bien les meilleurs artistes québécois qui ont choisi de chanter en français.

On agirait de la sorte pour protéger le fait français au Québec affirme le président de l'ADISQ. Soit, mais il faudrait peut-être clarifier un peu nos intentions quant au français pendant qu'on y est.

D'un côté, on met de côté ceux qui choisissent de s'exprimer dans toute autre langue que le français (Parlez-en à Pascale Picard qui se fait demander à coeur de jour pourquoi elle chante en anglais...) mais d'un autre, on reproche aux jeunes de ne pas assez maîtriser l'anglais, qu'il faut absolument connaître pour le travail.

On crie à qui veut l'entendre que notre langue est menacée, qu'elle est faible et doit être protégée, mais on retire les dictées des écoles et on fait des héros de nos animateurs et chroniqueurs qui «parlent comme le vrai monde».

La langue est peut-être en péril au Québec (je n'en suis pas tout à fait convaincue), mais la menace ne vient pas des méchants anglais cette fois, il faut regarder un peu plus près de chez nous pour trouver les coupables.

M-A

25.10.07

Pendant ce temps, des gens mouraient sous un viaduc...


Lu sur le site de Radio-Canada aujourd'hui.


Je ne commente pas... Je vous laisse vous indigner vous-mêmes.


M-A

24.10.07

Les citrons-bus de la STM


Il y a quelqu'un qui se met de l'argent dans les poches, c'est sûr! C'est la seule raison que je peux trouver pour expliquer que la STM continue dans son entêtement à acheter des citrons-bus à la grande citronnière Novabus. Selon un reportage de Radio-Canada, les autobus sont si pourris que même les nouveaux bus n'arrivent pas à faire le trajet entre l'usine de St-Eustache et les garages de la STM à Montréal (St-Eustache, c'est pas à la porte ça, monsieur!). Selon le reportage, un autobus qui servait à l'entrainement des chauffeurs aurait même pris feu!

Si personne ne se met d'argent dans les poches, quelqu'un devrait le faire! Il y aurait au moins une personne qui profiterait de l'incompétence généralisée.

M-A

17.10.07

Leaders recherchés

Encore une fois, Joseph Facal frappe dans le mille avec un article sur les chefs politiques du Québec, qui ne manquent pas d'idées, des bonnes et moins bonnes, mais ui ne sont pas des gens d'envergure pour prendre des décisions et vivre avec les conséquences.

M-A

16.10.07

L'ironie arrive tôt à l'Assemblée nationale


Le premier ministre Charest a tellement traité le chef de l'opposition Mario Dumont de girouette lors de l'ouverture de la session parlementaire aujourd'hui que le président s'est vu forcé de bannir le mot de l'Assemblée nationale.
Les girouettes... t'en connais long là-dessus, hein, mon Jean? Ça en prend une pour en reconnaître une autre?
M-A

J'en peux plus!!!


Deux jours... J'ai résisté deux jours, mais là, j'en ai mon «casse»! Cette semaine, La Presse publie un dossier spécial sur Montréal et la perception qu'ont de la métropole les gens de Québec et ceux qui habitent les régions. Que de laideurs se disent sur nous ailleurs au Québec! Ils nous accusent de tous les maux, mais surtout de ne pas les considérer ou les respecter. Merde! Ça marche dans les deux sens, ces affaires-là! Ils nous traitent de tous les noms mais on devrait sourire? Je pense pas, moi.


Quand il y a des subventions qui se donnent au Québec, des jobs sans avenir qui se sauvent, des industries entières qui sont gardées artificiellement en vie avec l'argent des citoyens, c'est TOUJOURS en région. La grande ville tombe en pièce, tout va mal, l'eau gicle de partout, les rues ressemblent à du fromage suisse servi avec une gigantesque portion de vidange, mais pas une cenne pour la ville, c'est pas au Québec à payer pour la gang de snobs du Plateau! J'en pleurerais, ç'a pas de bon sens!


En plus, ils nous reprochent le fait que les stations de radio locales ont été remplacées par des émissions provenant de Montréal et qu'ils entendent à longueur de journée la météo et la circulation à Montréal alors qu'ils sont à 3, 4, 5 heures de la ville. Ben oui! C'est de ma faute si Corus a acheté des radios en région pour s'empresser de fermer les salles de nouvelles locales. C'est moi qui a dit au frère d'Arcand de le faire, pi c'est mon voisin qui a fait passer le tout au CRTC. Sans oublier les articles de Montréal dans le Journal de Québec, ça c'est l'oeuvre de la vieille madame en face avec le petit chien. Hin, hin, hin... On vous a bien eu, hein, gang de morons? 'Scusez, fallait que ça sorte...


M-A (Montréalaise-Avant tout)

15.10.07

L'imam Said Jaziri est arrêté...


Les pieds dans la bouche au PLQ.


Coudon! Est-ce que Frisé Charest aurait décrété que ses ministres doivent ouvrir grand et se mettre le pied dans la bouche au moins un fois par jour?


La semaine dernière c'était la ministre responsable des aînés Marguerite Blais qui engueulait, en ondes (!) un responsable de groupe de service aux aînés - winner ça Mme Blais, on s'attendrait à plus d'une professionnelle des communications. C'est vrai que la politique, c'est plus difficile que d'animer Bon Dimanche...


Aujourd'hui, c'est la ministre de l'éducation Michèle Courchesne qui a goûté du pied. En référence aux enseignants qui disent que les nouveaux bulletins chiffrés sont difficiles à implanter et qu'ils ont peu ou pas de directives - bref, ça sent l'improvisation - Mme Courchesne leur a répondu que ça devait être des gens opposés aux nouveaux bulletins chiffrés qui s'en plaignait mais que les opposants devraient rentrer dans le rang. En d'autres mots, elle pense que ceux qui ne sont pas d'accord avec le ministère sont de mauvaise foi et sabotent «l'excellent» projet de retour aux bulletins chiffrés.


Est-ce que Jean Charest distribuerait des pillules de mauvaise humeur?


M-A

4.10.07

Pauline, Pauline, Pauline...

Il faut que ça cesse, Pauline! Tu es chef de parti, pas madame qui calle les boules au bingo! C'est qui ton coiffeur? Il faut lui dire Pauline que tu es une politicienne sérieuse et respectée, pas une waitress à la taverne du coin. Le blond, il te donne l'air d'avoir passé la nuit sur la corde à linge. Bon, c'est possible que ce soit vrai, c'est dur la politique, mais c'est pas une raison.

Vraiment Pauline, il faut agir et vite, avant que tu ne ressembles trop à la mamie de Barbie... M-A

3.10.07

Encore une preuve que ça commence à la maison


Il y a quelque temps, le chef-vedette britannique Jamie Oliver a mis en place une vaste campagne pour introduire la bouffe santé dans les écoles de la Grande-Bretagne, tout en banissant les frites, les burgers et autres néfaste-foods. Oliver en avait tiré une série de télé-réalité qui a partiellement été présentée chez-nous sur les ondes de TLC.


Plusieurs mois après les changements opérés dans les cafétérias, un rapport des responsables de commissions scolaires révèle que le programme est un échec quasi-total. Les enfants quittent l'école le midi et vont manger au resto du coin et les cafétérias scolaires sont en danger d'être complètement désertées.


C'est une preuve de plus que la nutrition, ça commence jeune et à la maison. On donne des cochonneries à manger aux enfants, mais on s'attend à ce qu'ils développent un goût pour les choux de Bruxelles et les salades. C'est aussi absurde que de placer son enfant devant la télé plutôt que de l'envoyer à l'école et se demander comment il se fait qu'il ne sache pas lire et compter!


M-A

À quand une commission publique?


Les récents déchirages de chemises face à la demeure, disons le, un tantinet extravagante de Pauline Marois et de son conjoint, montrent encore une fois que chaque Québécois veut gagner à la loto, mais si c'est quelqu'un d'autre qui gagne, il faut l'haïr, l'haïr, l'haïr. Encore plus si cette personne a construit sa fortune à force de travail et de génie. Et s'il a reçu l'argent de son père, à la Pierre-Karl Péladeau, c'est le démon en personne, qui cache ses cornes dans sa coiffure à 400$. (Malgré que dans le cas de PKP, c'est possible que ça soit la réalité... parlez-en aux employés du Journal de Québec.)


Mon chum Joseph, avec qui je trompe fréquemment mon chum Gérald je l'avoue, publie un intéressant papier sur la relation du Québécois moyen avec l'argent et par extension, avec le succès.


Parti comme il est rendu, le gouvernement Charest est sûrement à quelques secondes d'annoncer une commission d'enquête sur la relation des Québécois avec leur bas de laine. Pendant qu'ils sont occupés à chialer en direct à RDI, ils ne se rendent pas compte que Charest préfère rester assis sur son steak... Je suggère d'ailleurs de l'appeller la Commission Séraphin, ou pourquoi pas, la Commission Jean-Coutu?


M-A